Intelligence émotionnelle artificielle

Dans le cadre d’un projet de recherche, nous nous sommes intéressés à étudier comment les IA pouvait interpréter les émotions et y répondre. Un prototype que nous vous proposons ci-après vous permet de poser des questions (en français) et d’obtenir des réponses inspirantes (en anglais), démontrant ainsi la possibilité de faire abstraction de la langue. Dans ce projet, vous interrogerez un des plus grands penseurs indiens de la philosophie non-dualiste (advaita vedanta): Ramana Maharshi.

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La névrose des intelligences artificielles

Avec l’apparition de cette rupture technologique majeure que constitue l’avènement des intelligences artificielles, nous observons un phénomène courant dans ce genre de période: l’apparition de névroses et de fantasmes sur l’avenir et surtout sur les effets de cette technologie sur nos sociétés, nos vies, notre sexualité, notre avenir et celui, profondément spéculatif et malsain, des fameuses générations futures qui justifieraient tous les sacrifices et les interdits.

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Chroniques innovation

Ces chroniques de 1600 caractères sont publiées mensuellement dans la page économie d’un quotidien du groupe CentreFrance (Le Berry).Voici la dernière de ces chroniques.

Juin 2017 – L’entreprise et les extraterrestres

Luc E. Brunet
Président de R&D Mediation (*), Bourges et chercheur associé à l’Université Clermont-Auvergne.

Les entreprises établies ont souvent bien du mal à innover. À tel point que de nouveaux entrants, des « pas du métier », les dépassent en quelques mois sans qu’elles n’aient rien vu venir. Cette « smart-ringardisation » a déjà touché bien des grandes duchesses, de la NASA (par spaceX) aux constructeurs automobiles (par Tesla). Pourquoi ?
Marion Keech est une ménagère de Chicago. Elle entre en contact par « écriture automatique » avec un extraterrestre de la planète Clarion qui lui dit que la Terre sera submergée le 21 décembre 1954 à minuit, mais qu’un vaisseau spatial viendra la sauver elle et ses adeptes. Jusque là, tout est normal. Tout ce petit groupe va s’investir, travailler, réciter des prières, mais, à la date dite, rien ne se passe. Il va alors déclarer que c’est grâce à son action que le monde a été sauvé. Le groupe avait été infiltré par des chercheurs qui inventeront le terme « dissonance cognitive » pour désigner cela : lorsqu’on a travaillé et souffert sur un projet, il est impossible de le remettre en cause. Horreur ! Cela voudrait dire que les efforts auraient été vains. Ainsi les entreprises qui ont peiné longuement à développer leurs produits ne peuvent pas supporter l’idée qu’une nouvelle technologie ringardise la leur et ne l’adopteront pas. Outil facile du bizutage, des sectes, des concours de la fonction publique ou d’écoles d’ingénieur, mais aussi de certains managers peu scrupuleux, la dissonance cognitive est aussi efficace que mortelle en temps de changement. La « vérité qui dérange » est toujours moins sympa que le « mensonge qui arrange ».

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